J'ai eu ces derniers jours plusieurs réunions au Conseil général pour travailler sur le prochain budget, qui sera voté en mars et donnera lieu au préalable à un débat sur les orientations budgétaires.
Ce sont des moments particuliers où l'on peut concrètement mesurer l'étendue de la crise des finances publiques qui du sommet de l'Etat est en train de retomber sur le pays et en premier lieu sur les collectivités territoriales.
Les caisses de l'Etat sont vides, le déficit abyssal, et les compensations des charges ne se font pas au niveau qui devrait être le leur. La crise économique produit aussi ses effets. Le nombre des bénéficiaires du RSA, à la charge des Conseils généraux, augmente. De même , alors que le président de la République avait annoncé pour l’an dernier une réforme de la dépendance, on n’en entend plus parler. Pendant ce temps, les départements continuent d’être sollicités.
Les charges augmentent donc fortement , alors que les recettes prévisibles sont à la baisse. Cette situation ne peut évidement pas durer , surtout dans une collectivité locale qui est tenue de voter un budget en équilibre, contrairement à l'Etat.
Dés lors , il n'y a que trois solutions. Soit augmenter fortement l'endettement, ce qui ne serait pas responsable, soit augmenter la fiscalité, ce qui serait difficilement supportable par nos concitoyens, soit réduire le volume des investissements. C’est ce que la quasi totalité des départements est aujourd’hui contrainte de faire.
Cela n'augure rien de bon pour l'avenir. La crise dont on parle sur le plateaux de télévision est en train de s'abattre sur le pays en contraignant les grandes collectivités à couper les investissements qui irriguent pourtant l'économie locale.
Cette situation pourrait conduire à remettre en cause des grands projets structurants utiles au développement économique du département comme la LGV. Cela réjouirait bien- sûr les riverains, c'est humain, mais ce serait une très mauvaise nouvelle pour le Lot et Garonne et son avenir. A cet égard, il faudra alors souhaiter que le prochain gouvernement revoit les modalités de financement de cet équipement afin de ne pas laisser le Lot et Garonne et tout le Sud - Ouest à l'écart du réseau national et européen de lignes à grande vitesse qui se constitue.
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