Sarkozy est officiellement entré en campagne . En l’observant ,je trouve que le candidat - président est la caricature du président - candidat. Il élève l’imposture au rang des arts majeurs.
Certes, il doit être difficile d’entrer en campagne pour défendre un bilan aussi calamiteux . A ce niveau, il serait plus logique de le déposer ! A tout le moins , il va essayer de le faire oublier. Pour cela , Président de la République depuis cinq ans , il n’hésite pas à vouloir se faire passer pour le candidat du peuple contre élites.
Il en appelle au référendum, comme le font tous les régimes populistes, pour tenter de contourner les corps intermédiaires , qui sont pourtant les vrais piliers de la démocratie réelle.
Il rejoue la campagne en 2012 exactement comme celle de 2007 .Il est même aller rechercher Rachida Dati pour un meeting à Lille. L’objectif est de faire oublier son bilan et de tenter de syphoner une nouvelle fois une part d’un électorat frontiste sans repères
Les promesses électorales et parfois même les propos sont les mêmes qu'il y a cinq ans. Les images d'archives passées juste après ses propos sont terribles pour celui qui est Président depuis cinq ans et au pouvoir depuis 10 ans. Elles devraient interpeler la lucidité de nos concitoyens.
Comme il y a cinq ans, il dénonce les retraites chapeaux, les excès du capitalisme financier, et ose même se poser ….en champion du pouvoir d'achat.
Ne reculant devant rien , il propose d'augmenter les salaires les plus faibles en reversant directement aux salariés le montant de la prime pour l'emploi. Il propose donc, sans rire, de les augmenter avec leur propre argent. Salut The Artist !
Alors que pendant cinq ans , le coeur de sa politique, de la soirée du Fouquet's , dont l’évocation aujourd'hui le fait trés curieusement bégayer, au bouclier fiscal, n'aura été que de servir les intérêts des plus riches .
Cette démagogie, est certes un ultime coup de poker, mais c’est surtout un abaissement complet de la parole et de l’action publique, dont il fut un des principaux responsables ces dernières années . La stratégie de ses communicants parie sur l’amnésie de nos concitoyens, une image retravaillée, quelques émotions, alors que l’état du pays exige de la raison et du courage.