Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Vendredi lors de la séance du Conseil municipal de Villeneuve, le groupe des élus UMP, après s’être opposé à la fusion de la Communauté du Villeneuvois avec le Roquentin, s’être abstenu sur l’évolution vers la création d’une agglomération, a finalement accepté de se rallier et de voter les délibérations permettant la création de la future Communauté d’Agglomération du Grand Villeneuvois.
Cela m’a permis de rappeler publiquement que depuis 2008 l’objectif que je m’était fixé était de parvenir à la création d’une agglomération à Villeneuve , comme cela existait déjà à Agen et depuis cette année à Marmande. Il y va du positionnement et de l’organisation de notre bassin de vie. Cet objectif sera atteint en janvier.
Cette démarche s’est faite progressivement dans le respect et le dialogue avec les différents élus municipaux concernés , dont j’ai salué le sens des responsabilités. Je l’ai fait sans à priori et en étant ouvert aux discussions. C’est l’état major UMP , et le poids des mentalités un peu dépassées, qui pour l’heure a bloqué l’évolution des cantons de Monflanquin et de Penne, les laissant dans le calme d’un entre soi paisible, qui est en fait une impasse territoriale dont ils devront de toutes façons sortir un jour.
Cela m’a permis aussi de rétablir , de façon précise et chiffrée, la réalité de la situation financière et budgétaire de la CCGV, par rapport aux approximations et à la désinformation de l’opposition UMP villeneuvoise.
L’examen du dernier exercice clos, c’est à dire 2010 , permet de constater que la section de fonctionnement a généré un excédent propre de 1,6 million d’euros.
Le résultat global de clôture de l’exercice correspond à un solde positif d’exécution de 616 000 € , qui a été repris dans le budget 2011. Cet excédent de clôture a de surcroit été amélioré par rapport à celui de 2009 ( 588 038 €).
Tous les soldes sont favorables au niveau des résultats de gestion puisqu’ils sont tous excédentaires.
L’épargne brute dégagée de l’exercice 2010 s’établit à 2, 8 M€ et l’épargne nette ( épargne brute après remboursement du capital de la dette ) à 1,4 M€.
Enfin , la capacité de désendettement au 31 décembre 2010, s’établit à 7 années, soit un niveau exceptionnellement bas, et éloigné de la zone « orange » qui commence à 12 années, et de la zone « rouge « qui commence à 15 ans.
Ces indicateurs sont ceux qui permettent de juger de la santé financière d’une collectivité et naturellement tous ces chiffres sont publics.
C’est parce que nous avons une situation budgétaire particulièrement saine , que nous pouvons envisager d’engager des investissements importants pour l’équipement de notre bassin de vie. C’est à l’intercommunalité que revient désormais ce rôle.
Mais comme je l’ai indiqué , cela ne sera possible que si nous obtenons les financements bancaires nécessaires. Or, depuis septembre, conséquence de la crise financière et bancaire, les banques n’ont plus de liquidités et ne prêtent quasiment plus aux collectivités locales même lorsqu’elles sont en bonne situation financière. Si cette situation n’évolue pas rapidement , l’impact sur le tissu économique et l’emploi des territoires sera catastrophique.
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