La campagne pour les élections présidentielles est en réalité déja lancée. Paradoxalement ce n'est pas Sarkozy qui m'inquiète le plus . Même si l'homme a de la ressource, ses excés et ses échecs ont provoqués un tel rejet qu’on ne voit pas aujourd'hui ce qui pourrait le sauver. A l'exception peut-être des fautes ou des divisions de la Gauche. Il est vrai qu' à cet égard tout est toujours possible, y compris le pire.
Ce qui m'inquiète, c'est le réalité de la situation économique liée à la crise financière et dont nous ne muserons pas aujourd'hui encore tous les dégâts potentiels.
La crise bancaire commence a produire ses effets dont les conséquences pourraient être catastrophiques pour l'économie locale. Pour la première fois, depuis quelques semaines, les banques ne prêtent quasiment plus aux collectivités locales qui ont besoin de ces prêts pour financer leurs investissements. C' est une situation nouvelle, qui est générale et n'est pas liée à la situation financière ou a l'endettement des collectivités, mais a un manque de liquidités bancaires.
Si des solutions ne sont pas trouvées rapidement, cela entrainera automatiquement une suspension des investissements des collectivités locales, qui représentent 75 % des investissements publics dans le pays.
Cela signifie que des investissements indispensables pour les habitants des territoires concernés seront retardés ou ne pourront pas être réalisés. Mais aussi que les entreprises qui travaillent pour la commande publique vont voir leur chiffre d'affaires chuter avec bien- sûr des conséquences sur l'emploi.
C'est ce défi qui attendra le prochain gouvernement pour réinjecter des liquidités dans le système bancaire, lui permettre de jouer son rôle auprès des entreprises et des collectivités locales pour relancer l'investissement. A moins qu'il ne faille repenser tout le système de financement des collectivités et en particulier celles qui ont en charge les investissements structurants.
Mais en attendant, c'est un fort coup de frein qui va être donné aux tissus économiques locaux. C'est donc une situation économique encore plus grave que celle que nous connaissons aujourd'hui à laquelle le prochain gouvernement devra faire face. De quoi justifier de réelles inquiétudes.
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