Cette semaine ont eu lieu les états généraux de l’agriculture organisés par le Conseil général . Ils s’agissait de synthétiser et de valider les orientations et les actions découlant de plusieurs mois de travail consacrés à ce secteur essentiel de l’économie Lot et Garonnaise . De très nombreux responsables professionnels, la chambre d’agriculture, des représentants des différentes filières ont participé à ce travail, coordonné par Raymond Girardi, le vice président chargé de l’agriculture et de la forêt.
Je ne reviendrai pas ici sur les mesures qui ont été préconisées. Mais il faut savoir que depuis des décennies , les décisions concernant l’agriculture font au conseil général l’objet d’un consensus . Les élus de gauche , alors que nous étions dans l’opposition, étaient avant tout animés par la volonté de servir le développement agricole et d’améliorer la situation des agriculteurs.
Lundi dernier , aux états généraux de l’agriculture, une chose est sûre : les élus du groupe de l’opposition UMP n’ont pas marqué des points, et ont même fortement déçu par leur attitude les responsables professionnels agricoles qui étaient présents.
Cela a commencé avec l’intervention pitoyable du vice président de la chambre d’agriculture , M. Bousquet-Cassagne, qui s’était visiblement trompé de tribune, mélangeant attaques personnelles et jeux de mots vaseux . Même en service commandé , son intervention ne fut pas au niveau des enjeux de cette rencontre entre élus et responsables professionnels pour définir les nouvelles modalités d’intervention du Conseil général en faveur de l’agriculture.
Quant aux conseillers généraux de droite , ils s’enlisèrent dans des questions de procédure sans intérêt , ne formulant aucune proposition, laissant les professionnels pantois devant cette forme de vide. Malgré l’importance de l’enjeu , ils ne participèrent pas au vote.
Il y eu cependant un moment de détente grâce à un possible lapsus du ci-devant Baron Michel de Lapeyriere, Président de la Chambre d’Agriculture et Conseiller général de Damazan, qui déclara « Heureusement que les états généraux n’ont pas aboli l’ancien régime ! » Il parlait bien-sûr de l’ancien régime des subventions à l’agriculture du Conseil général, mais les sourires de ceux qui pensèrent à un lapsus furent nombreux …
Heureusement , il y eu des interventions comme celles de M. Blouin, M. Baldi, président de Terre du Sud , qui firent part de leur intérêt pour la démarche des états généraux de l’agriculture et les propositions retenues, ou celle , remarquée, de M. Delmas , ancien président de la FDSEA, qui évoqua un enjeu majeur de l’évolution de l’agriculture Lot et Garonnaise pour les années à venir. C’est à dire la capacité d’adaptation de notre agriculture aux effets du réchauffement climatique. Dans une trentaine d’années , le climat de notre département se rapprochera du climat actuel de Barcelone. Cela impliquera des évolutions de notre agriculture qu’il faudra accompagner.
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