Le vendredi 19 juin , dans la grande salle de la Préfecture s’est déroulée la réunion plénière de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale ( CDCI) qui devait notamment débattre du projet de fusion entre la communauté de communes du Villeneuvois et celle du Roquentin.
L’an dernier cette commission avait donné un avis défavorable face à l’hostilité des élus de l’agglomération agenaise. Il est vrai que la question était difficile parce que ce territoire du Roquentin est un territoire partagé entre les deux bassins de vie.
Néanmoins , le préfet alors qu’il aurait pu prendre un arrêté de refus , avait préféré se donner le temps d’études complémentaires, et surtout permettre que des consensus se dégagent.
Dans son intervention vendredi dernier devant la Commission Jean Dionis du Séjour indiqua que ce dossier avait « laissé de l’espace à la diplomatie ». J’ai pour ma part indiqué que nous avions justement mis ce temps à profit pour faire œuvre de diplomatie et de dialogue. D’abord pour faire en sorte que la volonté des élus municipaux , qui sont les plus légitimes pour choisir les moyens du développement de leurs collectivités, soit respectée puisque 6 communes du Roquentin sur 7 avaient délibéré en faveur de la fusion avec le Villeneuvois.
Ainsi , selon l’accord conclu le 19 mars dernier en commission restreinte , la commune de Sauvagnas rejoindra la communauté d’agglomération d’Agen et les 6 autres communes fusionneront avec le Villeneuvois.
Dans cette affaire , comme dans celle de la RN 21 qui vient de connaitre un dénouement satisfaisant, c’est aussi un changement de méthode et de comportement qui est couronné par le succès.
Il faut en effet dans ce département cesser d’opposer les territoires, apprendre à travailler ensemble dans l’intérêt général. C'est-à-dire, faire l’inverse de ce qui a été fait pendant trente ans par l’ancienne majorité départementale. Notamment en opposant l’urbain et le rural pour des raisons électorales , alors que notre développement dépend justement de la synergie entre les trois agglomérations et le reste du territoire.
Il est d’ailleurs significatif que lors des débats de la CDCI , ce soit Merly et Fongaro, qui aient tenté un dernier « baroud d’honneur » pour essayer de démontrer que ce projet de fusion n’était pas bon, mettant de fait en cause le choix et la lucidité des élus du Roquentin. Ce qui est paradoxal de la part d’un président de la Communauté de communes de Prayssas qui avec 4 000 habitants végète faute de moyens, même s’il peut la verrouiller politiquement et de façon stérile, et d’un maire de Pont du Casse qui, toujours à la pointe du progrès, est l’un des dernier à refuser l’intercommunalité pour sa commune.
Le préfet a indiqué qu’il suivrait l’avis de la CDCI et qu’il prendrait prochainement un arrêté fixant le périmètre de la nouvelle communauté du grand Villeneuvois qui devrait voir le jour au 1 er janvier 2010.
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